Ne pas confondre détail et précision. Il vaut mieux un dessin globalement juste qu’un dessin juste dans ses parties. Pendant la phase d’apprentissage, on doit rechercher la précision. Ne pas se contenter de l’à peu près. Quand on fait des études par copie, un millimètre d’erreur est visible et donc inacceptable ! Cultiver la précision extrême pendant les études permet d’être très à l’aise dans les exécutions.

Dans un tableau, un dessin, on ne doit pas s’occuper des détails tant que la construction d’ensemble n’est pas satisfaisante. On doit mener le tableau de manière descendante de la forme globale aux sous-ensembles, puis aux ensembles plus petits, etc. Il faut faire progresser le travail en faisant avancer toutes les parties en parallèle, avec le même niveau de finition, sans chercher à fignoler portion par  portion.

Quand on regarde les tableaux des maîtres, ils fourmillent de détails, ce qui laisse perplexe le débutant. Les détails inutiles dont parlent beaucoup de peintres est une notion qui intervient dans la composition : les détails qui nuisent à l’unité d’ensemble. Le détail « qui fait vrai » ou le détail caractéristique peuvent être au contraire très enrichissants.

Simplifier, il le faut, mais par choix, pas par incompétence.