Chaloupe L’aquarelle est simplement une technique de peinture à l’eau (eau + gomme arabique pour fixer le pigment) sur papier généralement blanc
Beaucoup d’amateurs et d’amatrices sont séduits par l’aquarelle, sa transparence, sa facilité de mise en œuvre, … sa joliesse.
Il y a des intégristes de l’aquarelle. Que de l’eau et des couleurs de transparence agréée. Mais les plus grands peintres ont employé de la gouache, du blanc, de l’ajout de gomme arabique, de l’alcool, des papiers pas forcément blancs, etc.
Le grand public a tendance à restreindre l’aquarelle à l’étalement de taches de liquides colorés utilisant la concentration du pigment pour graduer les valeurs ou à une sorte d’adaptation des règles de la peinture orientale. Il s’agit d’aquarelle de consommation courante que certains appellent « aquarelle d'ameublement » car elle procure dans tout appartement coquet un substitut avantageux au bouquet de fleurs. Le tableau introduit des couleurs dans le décor et, en plus, il ne fane pas. En tout cas, pas rapidement. Il faut reconnaitre que c’est joli quand c’est bien fait. J'incite les amateurs à visiter les musées et à s'intéresser aux aquarelles des grands maîtres de toutes les époques. Ils verront que cette technique est beaucoup plus riche et plus variée que ce qui nous est couramment proposé actuellement1.
La logistique matérielle de l’aquarelle est faible. Excepté pour le papier, le matériel peut tenir dans une « banane ». Avec un petit sac à dos, on fait très confortablement de l’aquarelle de reportage.
Elle est bien adaptée au travail de reportage sur le motif. Le grand format n’est pas exclu. Turner, Hubert Robert : aquarelles sur format d’un mètre de large environ.