A

accessoires : objets annexes dans une composition
accident : effet de lumière dont la cause est extérieure au tableau donc invisible sur celui-ci. Exemple : dans un paysage, une ombre portée de nuages qui sont à l’extérieur du tableau.
air : dans un tableau, on dit qu’il y a de l’air autour d’un objet, si on a l’impression que l’objet n’est pas plaqué sur le fond, ni ne bute sur les bords
anatomie : voir morphologie
aplat : couleur ou valeur unie appliquée sans soucis de modelé. Le vitrail est le plus souvent traité en aplats.
aplomb : axe vertical obtenu en pratique grâce à un fil à plomb, il permet de contrôler la bonne ‘assise’ du modèle sur le dessin
arrêter le trait : décider du trait dessiné qui correspond à une forme correcte
assourdir : atténuer (un ton)
attache : liaison entre les différentes parties des membres du corps humain : bras/épaule, bras/avant-bras, avant-bras/main, cuisse/jambe, etc.
attraper : réussir à transcrire un élément de ressemblance ou une autre qualité d’un dessin
avancer : (faire avancer) donner l’illusion de faire venir au premier plan un objet ou une partie d’un objet par un procédé graphique quelconque (couleur, lumière, superposition,…). Expression similaire : faire ressortir.
axe : droite ou segment de droite placé plus ou moins arbitrairement sur le modèle et permettant de se repérer. En dessin, ce terme a une acception plus large que celle d’axe de symétrie ou de rotation.

B

bavocher, babocher : exécuter un contour peu net. Cela dépend de la technique utilisée.
bosse : moulage en plâtre d’une statue en relief, la « bosse » désigne une activité de dessin d’après ces moulages. Intérêt : dessiner d’après un modèle en s'affranchissant des difficultés de la couleur.

C

camaïeu : dessin ou plutôt peinture monochrome
canon (de proportion) : tableau de mesures relatives du corps humain obtenu par des (pseudo) statistiques sur un groupe représentatif de personnes. Les canons dépendent de l’âge, du sexe et de bien d’autres paramètres. Autrefois les canons étaient adaptés pour se rapprocher d’un type idéal (idéalement beau) d’être humain si tant est qu’il puisse exister.
caressé : tout en douceur (relatif au style ou à la facture)
carnation : coloris complexe de la surface du corps humain (la peau) dans ses représentations plastiques.
chercher le trait : rechercher le bon trait par des approximations successives (voir arrêter le trait).
chic : (dessin de chic), dessin de mémoire, de reconstruction, d'imagination à partir d’un répertoire de formules mémorisées.
clair-obscur : l’ensemble des effets d’ombre et de lumière dans un dessin. Voir valeur, modelé.
colorimétrie : discipline scientifique qui se propose de modéliser de manière quantitative les phénomènes de perception de couleur.
composition : choix dans l’organisation du contenu d’une image.
construction : établissement progressif de la forme de l’objet à dessiner de manière « descendante » par raffinement successifs.
contour : ligne (au sens mathématique) marquant la frontière de la partie visible d’un objet par rapport au fond ou par rapport à un autre objet. Voir aussi : trait, ligne, silhouette.
contraste : différentiation par divers phénomènes optiques (couleur, valeur, texture…) de deux zones dessinées. Le contraste augmente la lisibilité du dessin.
contre-épreuve : reproduction d’un dessin par report direct obtenu par pression du dessin sur une feuille vierge ; le dessin est inversé (gauche/droite). La sanguine est bien adaptée à ce report.
copie : reproduction d’un dessin. La copie a une fonction pédagogique certaine. Elle permet de multiplier les expériences. Elle permet de s’imprégner du style d’un (bon) artiste.
correction : 1- respect des proportions dans un dessin (voir justesse). 2- Modification d’une partie d’un dessin
crayon : outil de traçage constitué d’une mine traçante et d’un fourreau de bois consolidant cette mine. La mine est une tige constituée du pigment et d’excipients divers.
crayon carbone : crayon noir profond, dont la mine est réalisée par du fusain compressé mais ce crayon ne possède pas les possibilités graphiques du fusain. Par son aspect et son utilisation, il est plus proche de la pierre noire. Le crayon carbone se gomme difficilement.
crayon graphite : crayon à mine en graphite (voir graphite). Existe sous plusieurs duretés appelées grades. Les grades nH (dits durs avec n variant de 8 à 1) sont très peu utilisés en dessin d’art, le grade HB est le crayon moyen utile pour les mises en place légères (aquarelle par exemple). Le dessin d’art utilise des grades de 2B ou 3B jusqu’à 8B (crayons dits gras)
crayonner : dessiner par traits successifs de manière à s’approcher de plus en plus du trait exact
crayonné : dessin obtenu par recherche du trait. Terme employé dans la bande dessinée.
croquis : dessin rapide équivalent à une prise de notes.

D

d’après (la bosse, l’antique, nature) : annonce un mode de réalisation
décorativité : (néologisme) caractère de ce qui est purement décoratif dans un tableau (voir la définition de Maurice Denis) « Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées ».
dégrader : diminuer les tons, les valeurs (et non détruire)
détacher : dans le dessin synonyme de contraster.

E

ébauche : étape initiale de la réalisation d’un tableau, une ébauche évoluera par affinements successifs vers un tableau achevé.
éclairage : pour le dessin d’étude, l’éclairage doit être simple et mettre en valeur la lisibilité du modèle.
effet : (terme spécifique au dessin, à la peinture, difficile à définir car très subjectif) raison, cause pour laquelle un tableau est intéressant, retient l’attention. Effet de lumière, de clair-obscur, de couleur, de matière….
emmanchement : sur un objet, on a un emmanchement lorsque une partie d’un objet occulte une partie de lui-même. Se rencontre dans la figure humaine. Voir contour. Ne peut se comprendre que par un exemple.
ensemble : voir tout-ensemble.
esquisse : essai préliminaire pour la réalisation d’un tableau, d’un dessin.
éteindre : atténuer (couleur)
expressivité : caractère de ce qui exprime une sensation, un sentiment dans un dessin/tableau, l’expressivité résulte souvent d’une justesse judicieusement accentuée.
extrémité : (du corps humain) mains et pieds.

F

fabrique : (en dessin/peinture) objet fabriqué par l’homme qui se réduit le plus souvent à des formes géométriques (un bâtiment, une maison, un objet manufacturé).
facilité : les dessinateurs qui ont de la facilité font souvent des œuvres médiocres.
facture : mode ou style de dessin, apparence du trait, relatif à un choix technique ou résultant de la personnalité du dessinateur. Dans ce dernier cas, la facture relève de la graphologie.
fatiguer un dessin : corriger à l’excès un dessin dans le but de l’améliorer mais dont le résultat est inverse.
faux jour :
ferme (dessin ou facture ferme) : sans hésitation.
figure : (en dessin/peinture) corps humain nu ou vêtu.
finir : (un tableau) apporter les ultimes corrections et améliorations. On ne termine pas un tableau, on l’arrête
fond : partie située derrière le sujet.
fondre : atténuer la transition entre deux couleurs, deux valeurs par un passage adouci.
fusain : tiges de bois calcinées utilisées pour dessiner. Le fusain permet un modelé du noir profond jusqu’au blanc du papier, il s’efface très facilement avec un chiffon passé légèrement, il permet le travail du trait et de la surface. Contrairement à ce qu’on pourrait croire le fusain permet un dessin très fin, le fusain s’affûte. Il nécessite d’être fixé. Certains critiquent sa facilité mais il permet un rendu exceptionnel.

G

genre : les sujets de peinture/dessin sont classifiés en genres : nature morte, portrait, paysage, figure, etc.
grainage : facture dans laquelle la modulation des valeurs est obtenue par des petits points (grains) plus ou moins larges, plus ou moins denses. Par moyennage optique, à une distance raisonnable, le grainage permet de réaliser des gris d'intensité différentes même si le médium employé ne le permet pas directement. Le grainage est une alternative au hachurage.
grainé : se dit d’un papier présentant un très léger grain, ce grain facilite le grainage donc la modulation des valeurs
graphite : carbone cristallisé sous une forme particulière servant à réaliser des mines de crayon ; le crayon à mine de graphite est agréable à utiliser, il s’efface plutôt bien, mais il ne permet pas des noirs profond comme le crayon carbone, la pierre noire ou le fusain. L’aspect « métallique » du résultat est peu agréable et pose des difficultés à la reproduction par scanneur ou appareil photo. Il existe en plusieurs duretés, le HB (moyen) est utilisé pour les mises en place (aquarelle), pour le dessin utiliser du 3B au moins sinon du 6B au 8B.
grisaille : quasi synonyme de camaïeu ou de monochrome.

H

hachure : moyen pour réaliser des ombres (valorisation) avec un instrument qui ne permet de faire que des traits. L’utilisation de lignes parallèles plus ou moins serrées produit par moyennage optique une valeur équivalente.
horizon : droite horizontale fictive à la hauteur des yeux de l’observateur

I

idéal (beau) :

J

justesse : un dessus juste est un dessin visuellement conforme au modèle. La justesse ne réside pas dans la précision des détails mais dans l’apparence d’ensemble.

L

large (facture) : facture ample partant du bras et non limitée au poignet.
léché : qualifie un travail très fignolé dans les détails et la facture (souvent péjoratif).
local (ton, couleur) : synonyme de couleur propre de l’objet

M

maniérisme, maniéré : facture ou manière de dessiner de l’artiste qui croit avoir trouvé un style original et qui l’utilise systématiquement comme un procédé (pas sans rapport avec le style « maniérisme » de l’histoire de l’art). Autre définition : mauvaise imitation de la simplicité et du naturel.
masser : placer les grandes plages d’ombre (et de lumière) ou de couleurs dans un dessin
modeler : appliquer des valeurs d’ombre et de lumière dans un dessin de manière à donner l’illusion du relief.
morbidesse :
morphologie : étude de la structure du corps humain utile pour le dessin de reconstruction ou pour accélérer le dessin d’après nature. En dessin, le terme de morphologie a remplacé le terme d’anatomie trop axé sur l’aspect médical.

N

nature : (d’après nature) dessin de reproduction de la réalité. S’oppose à dessin de reconstruction, d’imagination et à la copie. Le dessin de plâtre est à la transition entre le dessin d’après nature et la copie.
nature morte : sujet de dessin consistant en une composition d’objet inanimés. La nature morte est un genre.
neutre : couleur (ton) définie par rapport à une couleur saturée (pure). Un ton neutre est intermédiaire entre la couleur saturée et un gris.

O

ombre : diminution de la lumière due à l’interposition d’un obstacle.
ombre portée : ombre crée sur un objet par l’interposition d’un autre objet dans le trajet des rayons lumineux.
ombre propre : ombre créée sur la partie non-exposée à la lumière d’un objet. Partie non éclairée.

P

papillotement : distribution désagréable des clairs et des foncés (des ombres et des lumières) dans un dessin. (voir tout-ensemble).
passage : transition dans un contraste de valeurs, dans un contraste de couleur
pastel : ton pastel, ton rendu plus clair et par là plus neutre (moins saturé) par adjonction de blanc
perspective : effet de réduction des dimensions apparentes des objets en fonction de la distance. Une bonne approximation de la perspective perçue par l’œil humain est donnée par une théorie mathématique appelée perspective linéaire. C’est celle qui est enseignée habituellement.  On parle aussi de géométrie projective.
perspective aérienne : diminution de la netteté et/ou évolution de la couleur des objets en fonction de la distance due à l’air interposé. La perspective aérienne est aussi un artifice utilisé pour dramatiser l’effet de distance.
pierre noire : (crayon ou craie) la pierre noire est une pierre d’ardoise naturelle ou concassée et reconstituée. La couleur noire est due au carbone contenue dans le matériau. La pierre noire est au matériau solide qui ne s’efface pas facilement voire pas du tout, qui ne permet pas de correction mais seulement des repentirs. La pierre noire existe en plusieurs duretés (grades) HB, B, 2B
pochade : dessin vite fait mais réussi. La pochade relève du dessin de chic

R

raccourcis : effet de perspective qui a pour effet apparent de raccourcir un objet long.
reculer : (faire reculer) donner l’illusion d’éloigner un objet ou une partie d’un objet par un procédé graphique quelconque (couleur, lumière, masquage).
reflet : en dessin/peinture réflexion d’une lumière dans une ombre.
rehausser : ajouter des accents des contrastes dans un dessin. rehaut : accentuer les lumières par du blanc.
remonter de ton : modifier les coloris pour évoluer vers plus de saturation.
rendre : traduire les effets d’ombres et de lumière.
rendu : voir modelé.
repentir : correction ou modification dans un dessin. Si la correction se fait sans effacement car la technique ne le permet pas, le dessin initial doit être léger. Cause : erreur manifeste ou changement de l’idée.
réserve : zone du support du dessin protégée d’une manière ou d’une autre pour traitement ultérieur
rompu : ton rompu, qui s’apparente plus ou moins aux tons sombres, contraire de saturé. Qui s’approche d’un ton neutre.

S

sacrifice : renoncement à dessiner un ou des objets ou de leurs parties afin de satisfaire l’équilibre d’une composition ou un aspect.
sanguine : (crayon ou craie) la sanguine est un pigment constitué essentiellement d’oxyde de fer dont la couleur la plus courante est rouge brique. La sanguine peut aller de l’orange-brun assez clair à un violet brun assez foncé selon le degré d’hydratation de l’oxyde. La sanguine donne un dessin chaleureux. Elle est appréciée par sa teinte bien adaptée aux carnations.
saturation : pour simplifier vivacité ou pureté de la couleur. Sinon voir un exposé sur la colorimétrie.
sécheresse : manque de moelleux dans le rendu d’un dessin, résulte souvent de contours trop nets, trop marqués.
silhouette : surface apparente délimitée par contour le plus externe d’un objet
spéculaire : qualifie la réflexion d’une lumière incidente sur l’objet qui revient directement à l’œil. La réflexion spéculaire est une réflexion superficielle qui renvoie de la lumière blanche (petite région brillante sur une sphère en matériau lisse par exemple)
subjectile : terme ostensiblement pédant pour nommer la surface qui recevra un dessin ou une peinture.
sujet : ce que représente le tableau, le dessin. Le sujet peut être concret : une pomme, un vase, un personnage ou abstrait : allégorique, historique, mythique.

T

tableau : zone (en général rectangulaire) qui délimite la zone de dessin.
teinte : désignation de la couleur dans le contour des couleurs saturées (voir un exposé sur la colorimétrie)
teinte courte : la teinte est courte lorsqu’on n’a pas préparé assez de couleur.
teinte plate : teinte appliquée uniformément.
température de couleur : cette grandeur caractérise la qualité de l'éclairage d'une scène, d'un objet éclairé par une source naturelle ou artificielle. Si la couleur source éclairante "tire" vers le rouge la température de la source est faible. Si la température de la source tire vers le bleu, la température de la source est élevée. Cette température est parfaitement quantifiée par la physique, elle est utilisée pour interpréter la notion qualitative d'harmonisation des  couleurs en peinture. Il est à noter que si on se place au niveau de la couleur de l'objet, pour le spectateur une couleur qui tire vers le rouge est chaude et qu'une couleur qui tire vers le bleu est froide.
ton : couleur spécifique confectionnée avec des pigments
tout-ensemble : terme proposé par Roger de Piles pour l’harmonieuse gradation des valeurs et des couleurs. Se généralise pour désigner l’équilibre entre toutes les qualités : sujet, vérité, expression, aspect décoratif.
trait : ligne idéalement sans épaisseur tracé avec un instrument matériel. Un trait peut être droit ou courbe. Dessin au trait : sans ombres.
trois crayons : technique de dessin combinant la sanguine, la pierre noire, le crayon blanc sur un papier beige et permettant une gamme chromatique bien adaptée au dessin de nus. Cette technique peut s’appliquer sous plusieurs variantes : crayon noir, crayon blanc sur papier bleu ou gris.

V

valeur : intensité de la lumière perçue. La valeur tient compte de la couleur, mais ne la traduit pas explicitement
vergé : se dit d’un papier présentant un très léger relief en texture de grille, le vergé facilite le grainage donc la modulation des valeurs
vérité : qualité d’un dessin ou d’un tableau qui donne une représentation convaincante du sujet. La vérité n’est pas nécessairement l’exactitude. Le plus vrai que nature.