D’une manière générale, en dessin/peinture, on appelle perspective tout procédé qui suggère la sensation de distance, de profondeur, la « troisième dimension ». On utilise :

  •  la perspective géométrique (réduction des dimensions des objets avec la distance) dont un modèle simplifié est la perspective linéaire,
  • la perspective aérienne (diminution du contraste ou évolution des couleurs vers le bleu avec la distance),
  • la superposition des objets (un objet qui recouvre un autre est « devant »).

Ce dernier procédé relève en fait des astuces de composition, alors que perspective linéaire et perspective aérienne relèvent des phénomènes de vision.

Bien que l’on ne le qualifie pas de perspective, le modelé (clair-obscur) est une façon de donner du relief aux objets donc de traduire une profondeur locale par la lumière.

La perspective linéaire (ou centrale ou conique) est une modélisation mathématique de la vision humaine. Elle est facile à apprendre car elle n'exige pas de savoir-faire, seulement des connaissances sur la géométrie et de la réflexion. Comme toute modélisation, elle est approchée, car en particulier elle suppose que la vision se fait par un œil unique avec une rétine plane. Pour le dessin d'après nature, en toute rigueur la connaissance de la perspective géométrique est inutile puis qu'on ne doit dessiner que ce que l'on voit. Ce qui est moins évident qu'il n'y paraît. Cependant quelques notions élémentaires permettent de mieux contrôler et plus rapidement, la correction du dessin.