Assez souvent, le dessin est assimilé à une traduction de la réalité par les traits de contours des objets. Cette représentation est purement conventionnelle. Elle est sans doute entretenue par la consommation précoce de la bande dessinée.

Plus généralement, le dessin est défini comme la représentation de la réalité à trois dimensions sur un espace à deux dimensions, traduisant les effets de la lumière sur les objets de l’espace. Cette traduction a pour effet de rendre sensible le volume, la texture des objets, éventuellement leur couleur. À ce type de dessin, on associe diverses notions : la lumière et l’ombre, le clair-obscur, les valeurs, le modelé ou rendu.

La valeur  est l’intensité perçue de la lumière réfléchie par un objet. La valeur tient compte de la couleur mais ne la traduit pas explicitement.

La lumière et l’ombre sont des données sensibles comprises par tout le monde. Dans le dessin, la lumière perçue la plus intense se traduit par la valeur la plus claire permise par le médium, l’ombre la plus profonde se traduit par la valeur la plus foncée permise par le médium.

Le clair-obscur est un terme qui désigne l’ensemble des effets de lumière et d’ombre.

Le modelé et le rendu sont deux termes presque synonymes. Ils traduisent l’illusion de volume procurée par la traduction matérielle des effets de lumière et d’ombre.

Concrètement un dessin peut se commencer directement à partir des valeurs en utilisant un outil adapté (pinceau large, craie prise à plat, …). La couleur est traitée ailleurs.