L’aquarelle est difficile. Pourtant d’après la chanson : « la peinture à l’huile, c’est bien plus difficile mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau ». En fait, toute technique exige un minimum de pratique, d’effort. L’aquarelle est d’un abord facile. La maîtrise demande beaucoup de temps.
Aquarelle est une technique rapide. Une rumeur communément propagée préconise « d’enlever » une aquarelle en 2 heures au maximum. Alors que beaucoup de maîtres de cette technique ont indiqué que leur aquarelle avait demandé plus de 10 ou 12h de réalisation parfois en plusieurs jours (Gustave Moreau : une aquarelle en 22 jours à raison de 6h par jour !). Peinture primesautière, peinture pensée et longuement ressentie. Les deux sont possibles
Une aquarelle ne se corrige pas. Pas de repentir possible. Bien sûr, si repentir signifie repeindre un tableau sur le précédent comme la peinture à l’huile le permet. Par contre, de nombreux perfectionnements et corrections sont possibles, si on s’y prend bien. Dans certains cas, on peut laver toute une partie pour la reprendre. On peut même en tirer des effets surprenants.
D’aucuns revendiquent de se spécialiser dans une technique précise « mouillé sur mouillé », « mouillé sur sec », « sec sur sec », « sec sur mouillé » (je ne suis pas sûr que toutes les combinaisons ont un sens, mais c'est plus symétrique pour la théorie). Cette démarche revient à réduire son horizon et ses compétences. La spécialisation est souvent un appauvrissement. Il faut cultiver tous les moyens à sa disposition dans la même aquarelle.