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Le papier pour aquarelle a des caractéristiques spécifiques : papier de chiffon (ou de fibre de coton) blanc et de forte épaisseur (220 à 300g par m2 minimum) afin de réduire le « gondolage ». Il est encollé (mais pas trop) dans la pâte et pas uniquement en superficie. Le papier blanc fait office, dans une certaine mesure, de pigment blanc. La qualité du papier, plus ou moins absorbant, grain satiné, grain fin ou torchon, a une grande importance. Le travail diffère selon le papier. L’aquarelliste s’habitue à un papier à tel point qu’il a souvent du mal à en changer. Le grain torchon a la grande faveur des amateurs – les effets de matière !!! - mais les grains fins ou satinés offrent plus de possibilités si on a de l’expérience. Le grain satiné convient mieux à la reproduction donc à l’illustration car aucun grainage n’apparaît à la reproduction. Un papier relativement absorbant (légèrement buvard) permet de réduire la sécheresse  de la touche. Un papier « sec » (très encollé) permet plus facilement les corrections (le pigment pénètre peu). La feuille peut être tendue (confort maximum), cette méthode est pratique à l’atelier. Pour les travaux sur le motif, la feuille peut faire partie d’un carnet. Dans ce cas, elle est fixée par une spirale d’un côté. De l’autre côté il faut prévoir une pince qu’on déplace si nécessaire. Le carnet permet de regrouper et de conserver plus facilement les aquarelles pendant le transport. Je n’apprécie pas de travailler sur bloc, car le collage sans tension fait gondoler plus fortement le papier que si les bords étaient libres. D’autre part, on ne peut commencer une nouvelle aquarelle sans avoir terminé la précédente. L’aquarelle avec blancs ou sans blancs (blanc du papier) ? La transparence fait que le blanc du papier joue toujours un rôle.