Perspective et dessin artistique

La perspective s’applique bien évidemment à tous les sujets, tous les objets : corps humain, nature morte, paysage. Elle est particulière visible dans les objets fabriqués par l’homme : les fabriques. Une faute de perspective trop évidente déstabilise le spectateur.

Dans le dessin d’après nature (ou dessin d’observation), si nous ne dessinions que ce que nous voyons et pas autre chose, nous n’aurions aucune difficulté avec la perspective. Cependant, comme nous sommes en permanence tentés de dessiner ce que nous croyons savoir du sujet plutôt que la réalité, nous faisons des fautes. Dans ce contexte, la connaissance des lois de la perspective n’est qu’un garde-fou pour dessiner correctement.

Pour dessiner, nous observons, nous comparons les lignes, les points, les formes, .., nous mesurons les dimensions relatives, nous contrôlons en identifiant les pièges de notre intellect (cerveau gauche, cerveau droit si on veut) et en s’aidant de la cohérence des règles de la perspective qui nous rappellent ce que nous aurions dû voir, puis nous transcrivons.

Dans ce résumé, on n’abordera pas la reconstruction complète et rigoureuse des scènes en perspective à partir du plan géométral. Construire rigoureusement une scène en perspective à partir des volumes des éléments relève de la géométrie descriptive. Cette dernière peut être utilisée pour le dessin d’imagination et la réalité virtuelle.

La perspective, caractéristique de notre vision

Notre perception visuelle combine la capture physique de l’image avec un traitement mental de reconnaissance. Même en faisant abstraction de la couleur, ce processus est extrêmement complexe.

Nous avons tous une notion au moins intuitive de ce qu’est la perspective : la réduction apparente de la taille des objets ainsi que leur déformation en fonction de la distance. La perspective traduit des caractéristiques optiques de la vision, entre autres, la propagation en ligne droite des rayons lumineux.

Les phénomènes de perspective peuvent se décrire de manière assez satisfaisante par une théorie géométrique qu’on appelle perspective linéaire (ou centrale ou conique).

Cette dernière est une approximation de notre vision, mais ce n’est pas une convention culturelle comme on le lit parfois.

La perspective linéaire se justifie par les lois de l’optique. Les règles qui régissent la détermination des ombres et des reflets obéissent aux mêmes principes. La théorie est simple à appliquer et suffisante dans beaucoup de cas. Les restrictions les plus fortes sont, sans doute, la vision monoculaire et la validité dans un champ de vision limité.

La compréhension de la perspective pour le dessin d’observation ne nécessite que quelques connaissances élémentaires en géométrie plane ou dans l’espace.